La situation en Libye affole les marchés pétroliers, les cours explosent
L’effet de l’explosion populaire en Libye, sans doute jamais imaginée par les occidentaux, ne s’est pas fait attendre. Le prix du brent de la mer du Nord, le brut de référence, a dépassé, lundi 21 février, les 105 dollars à Londres, un sommet depuis septembre 2008, tandis que son équivalent nord-américain, le "light sweet crude" (WTI) a atteint son niveau le plus élevé en deux semaines, à 89,78 dollars.
La situation ne pourrait qu’empirer vu l’évolution des évènements. La Libye compte parmi les quatre principaux producteurs d'Afrique avec le Nigeria, l'Angola et l'Algérie.
Sa production est évaluée entre 1,5 et 1,8 million de barils/jour avec des réserves estimées à 42 milliards de barils, selon des données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Les pays européens dépendent pour une grande part de Tripoli pour leur approvisionnement. La Libye exporte plus de 400 000 barils/jour vers l'Italie, 178 000 vers l'Allemagne, 133 000 vers la France et 115 000 vers l'Espagne.
Les observateurs excluent toutefois pour l’instant tout risque de pénurie en raison des stocks élevés dans les pays de l'OCDE et des capacités excédentaires de production de Ol'PEP. Ceci, tant que la contestation ne s’étend pas aux autres pays de la région.
Quelles que soient les assurances des experts des marchés pétroliers, les yeux n’en restent pas moins braqués sur l’Arabie Saoudite.
Nos guides pratiques
Nos vidéos
-
Durée 0:57
Lens-OM dimanche à 20 h 45 sur Ligue 1+ : Lens privé d'Ivanović
-
Durée 0:51
Baisse du gazole : votre station doit afficher le rabais au litre
-
Durée 0:56
Retraite internationale : Cristiano Ronaldo arrête à 41 ans, 146 buts
-
Durée 0:50
Djanet, Tassili : Condé Nast Traveler vante le Sahara algérien
-
Durée 0:54
Kit d'urgence 72 h : ce que recommandent la France, l'UE et 6 autres pays
-
Durée 0:49
Maroc : 4 ans de prison ferme pour des caricatures du roi Mohammed VI
-
Durée 0:50
Sahara occidental : la Russie oppose son veto au texte américain à l'ONU
-
Durée 0:49
Gaz au 1er novembre : ce que la hausse change selon chauffage ou cuisson