L’Union européenne agite le spectre d’une intervention militaire en Libye
L’UE, par la voie du président du Conseil européen, Donald Tusk, évoque clairement désormais une possible intervention militaire en Libye, alors même que des pourparlers s’engagent à Alger entre les parties en conflit.
Selon M. Tusk, dans une interview accordée à cinq quotidiens européens, dont Le Figaro, « le plus simple c'est toujours d'engager des moyens militaires dans une opération de maintien de la paix (avec le feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU, ndlr) ».
Et de s’appuyer même sur l’expérience calamiteuse de la dernière intervention qui a tout juste crée les conditions du chaos actuel pour souhaiter « un plan à long terme » au-delà d’une « simple intervention ».
Un nouveau va-t-en-guerre...
« La question de la Libye concerne non seulement l'UE, mais aussi la Turquie, l'Egypte, la Tunisie, les Etats-Unis », a-t-il reconnu dans le quotidien polonais Gazeta Wyborcza.
« Sans une perspective de stabilité pour la Libye nous ne réglerons pas le problème des réfugiés qui viennent en Europe » via ce pays, a-t-il ajouté.
Nouveau va-t-en-guerre à la tête de l’UE, Donald Tusk incite ainsi à renouveler l’aventure qui a mit la Libye à feu et à sang en infraction avec les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU demandant seulement la protection des populations.
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