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11 novembre 2026 : virements assurés, transports comme un dimanche

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Le mercredi 11 novembre 2026, jour de l'Armistice de 1918, est férié en France. Les virements et les prélèvements seront pourtant traités normalement : les systèmes de paiement interbancaires restent ouverts ce jour-là, selon le calendrier de place publié par la Fédération bancaire française et la Banque de France. Les trains d'Île-de-France et le réseau RTM de Marseille rouleront, eux, avec une grille proche de celle d'un dimanche. Salaire, pont, magasins : voici ce qui s'applique, source par source.

Le 11 novembre fait partie des onze fêtes légales énumérées par le Code du travail. Cette année, il tombe un mercredi, au milieu de la semaine, alors que la Toussaint est passée inaperçue pour beaucoup de salariés puisque le 1er novembre 2026 était un dimanche. Le tableau des jours fériés de Service-Public confirme la date, en métropole comme en Alsace-Moselle et outre-mer.

Virements, prélèvements, agences : ce que prévoit le calendrier bancaire

Pour les comptes en banque, le 11 novembre n'est pas un jour de fermeture. Le calendrier de place 2026 de la Fédération bancaire française classe cette date comme jour férié français, mais pas comme jour férié du système européen TARGET : la plateforme de règlement T2 est « ouverte » avec règlement, et le système CORE, qui compense en France les virements et les prélèvements SEPA, est « ouvert aux échanges ».

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La Banque de France l'a confirmé aux établissements dans sa note Info-SERI n° 364 du 5 octobre 2026 : le 11 novembre, les plateformes TARGET Services (RTGS, CLM, T2S, ECMS et TIPS) seront ouvertes, tout comme les systèmes de STET (CORE-FR), de LCH SA et d'ABE Clearing (EURO1, STEP2 et RT1). Les virements instantanés, qui passent par TIPS et RT1, fonctionnent donc comme d'habitude. La Banque centrale européenne ne retient d'ailleurs que six jours de fermeture de TARGET en 2026 : 1er janvier, Vendredi saint, lundi de Pâques, 1er mai, 25 et 26 décembre.

Tout ne tourne pas pour autant. Selon la même note de la Banque de France, le CEPC (Centre d'échange physique des chèques), l'ensemble des agences IEDOM d'outre-mer et les guichets de la Banque de France, à Paris comme en province, seront fermés. Les agences des banques commerciales, elles, appliquent leurs propres horaires : c'est à chaque établissement de dire si la vôtre ouvre ce mercredi.

Le contraste avec Noël est net. Le vendredi 25 décembre 2026 et le vendredi 1er janvier 2027, la Banque de France annonce cette fois la fermeture de RTGS, de CORE(FR), d'EURO1 et de STEP2 : ce sont ces jours-là, et non le 11 novembre, qu'un virement classique risque d'attendre le jour ouvré suivant. Seuls TIPS, RT1 et STET (IP), les circuits du paiement instantané, restent ouverts pendant ces fêtes.

Trains, métro, salaire et magasins : un mercredi qui ressemble à un dimanche

Côté transports, les horaires théoriques publiés le 7 novembre en open data donnent la tendance. Dans le fichier des horaires Transilien de la SNCF, qui couvre les RER et les lignes de trains d'Île-de-France, les services de semaine sont retirés le 11 novembre et remplacés par des services de jour férié, pour l'essentiel ceux d'un dimanche. La ligne L prévoit ainsi 417 trains ce mercredi, exactement comme le dimanche 15 novembre, contre 552 le mercredi 18 novembre. La ligne H passe de 488 trains un mercredi ordinaire à 303.

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À Marseille, le jeu de données de la RTM mis à jour le 7 novembre montre le même basculement. Le 11 novembre, le métro compte 400 courses programmées contre 816 le mercredi suivant, le tramway 537 contre 1 056, soit autant qu'un dimanche, et les bus 5 071 contre 10 454. Mieux vaut donc prévoir plus d'attente entre deux rames, et vérifier son trajet la veille, des travaux pouvant modifier la grille.

Pour les salariés du privé, le 11 novembre n'est pas forcément chômé. Selon Service-Public, seul le 1er mai l'est obligatoirement pour tous, une règle toujours en vigueur en 2026 (travail le 1er mai : le gouvernement recule). Les autres jours fériés sont chômés si la convention collective, un accord de branche ou d'entreprise le prévoit, ou, à défaut, si l'employeur le décide. Un salarié qui ne travaille pas ce jour-là n'a pas à rattraper les heures.

Le jour chômé ne doit entraîner aucune perte de salaire pour le salarié qui a au moins trois mois d'ancienneté dans l'entreprise, rappelle Service-Public en s'appuyant sur l'article L3133-3 du Code du travail. Cette garantie ne vaut pas pour les salariés travaillant à domicile, les intermittents, ni pour les intérimaires, sauf si le jour férié tombe pendant leur mission. Le doublement de la paie n'est prévu par la loi que pour le 1er mai : pour le 11 novembre, une éventuelle majoration dépend de la convention collective ou d'un accord. Les moins de 18 ans, eux, ne peuvent pas travailler un jour férié légal, sauf dans quelques secteurs comme l'hôtellerie, la restauration, la boulangerie ou les fleuristes.

Un férié en milieu de semaine n'ouvre aucun pont automatique. Aucune disposition légale n'impose de chômer une journée de pont, souligne le Code du travail numérique : s'il est accordé par l'employeur ou par un accord, ce repos doit être payé. Les heures perdues peuvent alors être récupérées dans les douze mois qui précèdent ou suivent, sans majoration, précise Service-Public.

Pour les magasins, la règle découle du même principe : rien n'oblige un commerce à fermer le 11 novembre, puisque seul le 1er mai est obligatoirement chômé. L'ouverture dépend donc de chaque enseigne et des accords qui s'appliquent à ses salariés, et les horaires peuvent être réduits. Les administrations, elles, ferment : même la ligne d'information Allô Service Public annonce une « fermeture exceptionnelle le mercredi 11 novembre ».

Photo : marie françoise bastien / Pexels

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